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Deauville 2026 : treize films en compétition, une majorité de premières œuvres

La 52e édition du Festival du cinéma américain s’ouvre le 4 septembre avec treize films en compétition, dont environ la moitié de premiers longs métrages. Pour les distributeurs français, c’est un terrain de repérage.

Le Festival du cinéma américain de Deauville ouvre sa 52e édition ce vendredi 4 septembre 2026 et se tient jusqu’au 13. Le site du festival annonce 80 films répartis en neuf catégories. Pour les professionnels, l’essentiel se joue ailleurs que sur le tapis rouge : dans les treize titres de la compétition, dont la plupart n’ont ni notoriété établie, ni sortie française programmée.

Treize films, une majorité de premières œuvres

La compétition 2026 réunit A Prayer for the Dying (Dara Van Dusen), Club Kid (Jordan Firstman), Company (Casey Affleck), Everybody Digs Bill Evans (Grant Gee), Here I’m Alive (Joshua Z. Weinstein), I’ll Be Gone in June (Katharina Rivilis), If I Go Will They Miss Me (Walter Thompson-Hernández), Méli-mélo (Leah Nelson), Mouse (Kelly O’Sullivan), Party USA (Jared Sprouse), Queen at Sea (Lance Hammer), Test (Sam McConnell) et The Liberation of Rita Cooper (Guy Nattiv).

Le décompte des premiers films varie selon les rédactions : six selon France 3 Normandie, sept selon franceinfo. Dans les deux cas, environ la moitié de la sélection est signée de cinéastes sans long métrage antérieur — donc sans historique de box-office, sans repère de public, et le plus souvent sans distributeur français à ce stade. C’est précisément la matière que Deauville met sur la table.

Deux trajectoires font exception. Casey Affleck présente Company, et Lance Hammer revient avec Queen at Sea, portée par Juliette Binoche, dix-huit ans après son précédent film, rappelle franceinfo.

Un festival de repérage plus que de palmarès

La 52e édition est jugée par deux collèges : un jury de neuf membres présidé par Roschdy Zem, et un jury de la Révélation présidé par Lio, entourée de quatre jurés. Le palmarès sera rendu le 12 septembre.

Autour de la compétition, la sélection officielle déroule les Premières, American Doc Stories, le Prix d’Ornano-Valenti — consacré à un premier film français —, la rétrospective Once Upon a Time (in) America et deux programmes d’hommage : Ethan Hawke et Brendan Fraser y reçoivent chacun un Deauville Talent Award, Sophie Thatcher un Deauville Rising-Star Award.

Pour un distributeur, cette architecture a une conséquence pratique : les titres qui comptent ne sont pas ceux qui font la photo. Ce sont les premières œuvres à petit budget qui, faute d’acheteur, disparaissent après le festival — ou trouvent une sortie française parce que quelqu’un les a vues à Deauville.

Ce que BAC Films en a tiré

Le cas est documenté dans notre propre catalogue. En 2012, Electrick Children, premier long métrage de Rebecca Thomas, figurait dans la compétition deauvillaise ; le film est sorti en France sous l’étiquette BAC Films et reste disponible en salle, DCP compris.

La même logique vaut pour les auteurs américains accompagnés ensuite : Green Room de Jeremy Saulnier, White Bird de Gregg Araki, ou plus récemment Die My Love de Lynne Ramsay. Aucun de ces films n’était une évidence commerciale au moment de son acquisition. C’est le seul enseignement que Deauville délivre chaque année aux acheteurs français : la compétition n’est pas un classement, c’est un inventaire de risques à prendre.

Sources