...LES PRINCIPES DE NARRATION

Entraîné dans un véritable jeu de piste, le spectateur n’en sait jamais plus que votre héros…

Le récit est fait à la première personne, et le film est presque entièrement subjectif. Hormis le bref prologue où l’on assiste au suicide d’Andrew Telfer, Corso est constamment à l’image et toute l’information passe par lui. J’espère que les premiers spectateurs du film auront à cœur de préserver le mystère de LA NEUVIÈME PORTE...

Le principe est identique à celui de RÉPULSION, où l’on suivait de bout en bout l’itinéraire de Catherine Deneuve, et est également proche de ROSEMARY’S BABY ou du LOCATAIRE. Il implique l’entière adhésion du spectateur et ne lui laisse aucun échappatoire…

Oui, mais ce n’est pas le principal risque de ce genre de narration. Le plus délicat est de rendre compte d’événements qui se produisent hors du champ de vision du protagoniste sans tomber dans de lourdes explications.