’est de retour d’Inde, à bord de l’avion qui la ramène en Australie, que Jane Campion imagine le sujet de HOLY SMOKE. Elle ne possède alors que les grands traits de l’histoire : une jeune femme, partie en Inde en quête d’accomplissement personnel y rencontre un gourou.
Sa famille la confie à un spécialiste des sectes pour la “désenvoûter”, mais celui-ci tombe bientôt sous l’influence de la jeune femme...
La cinéaste y voit l’occasion d’un affrontement peu conventionnel entre deux personnages singuliers, une lutte d’influence spirituelle, d’où la séduction ne serait pas absente. Le sujet lui permettrait aussi d’aborder un thème peu traité au cinéma, mais qui la passionne : l’attirance entre une femme jeune et un homme de pouvoir, plus âgé.
Alors qu’elle fête son Oscar du meilleur scénario original pour La Leçon de Piano, Jane Campion raconte l’histoire à Harvey Weinstein, co-président de Miramax : ce sera un film contemporain dans le ton de son premier long métrage, Sweetie.
Harvey Weinstein s’engage immédiatement, et Jane Campion se trouve dans une situation inhabituelle : elle a obtenu le financement du film avant même d’avoir écrit la première ligne du scénario.